top of page

Articles - 2025 E

Honorables Collègues

J’ai l’honneur de vous transmettre, pour information et appropriation, le texte intégral de mon intervention officielle en plénière, prononcée ce lundi 13 avril 2026, à l’occasion de l’exposé du Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) sur le Recensement Général de la Population et de l’Habitat – RGPH2.

Cette intervention met en lumière :

• le retard historique de plus de quarante ans sans recensement national et ses conséquences sur la gouvernance, la planification et la représentativité démocratique ;

• les enjeux stratégiques du RGPH2 pour le développement, la justice territoriale et la souveraineté statistique ;

• le rôle central du Sénat, en tant que Chambre des Provinces, dans la supervision, l’équité territoriale et l’intégration des résultats du recensement dans les politiques publiques ;

• ainsi que les questions essentielles adressées au Représentant Résident de l’UNFPA pour éclairer davantage notre action parlementaire. Je vous invite à en prendre connaissance afin de renforcer notre compréhension commune de ce chantier national prioritaire et d’assurer une participation éclairée aux prochaines étapes de suivi et d’évaluation.

Veuillez agréer, Honorables Sénatrices et Sénateurs, l’expression de mes salutations distinguées.

Hon. Professeur Faustin LUANGA Président de la Commission permanente du Sénat chargée du Suivi et Évaluation de l’exécution des Lois, Résolutions, Recommandations et Politiques Publiques

RDC:   L’harmonie du désordre
                                                                                                   

Sénateur Prof. Faustin Luanga

Imaginez un chef d'orchestre qui, au lieu de diriger la musique, choisit de rester en retrait, observant le chaos qui s'installe parmi ses musiciens. Alors que certains d'entre eux, perdus dans leur désespoir, commencent à jouer des notes dissonantes, s'accusant mutuellement de vouloir ruiner la symphonie, le chef reste silencieux. En n'intervenant pas, il les pousse à dévoiler leurs erreurs et à perdre le fil de l'harmonie. Cette façon de manœuvrer démontre son habileté à orchestrer le désordre tout en gardant la main sur la scène.

Cependant, au milieu de ce tumulte, une étincelle d'espoir apparaît. Certains musiciens, réalisant l'importance de la collaboration, commencent à écouter les uns les autres, cherchant à ajuster leur jeu. Ils découvrent peu à peu que dans ce désordre apparent se cache une richesse de créativité. Les notes discordantes se transforment en un dialogue musical, où chaque voix, même celles qui semblaient les plus éloignées, trouvent leur place dans une mélodie collective. Le chef d'orchestre, bien que discret, utilise cette dynamique pour révéler le potentiel caché de chaque musicien. Il sait que la véritable harmonie ne se construit pas simplement en imposant des règles strictes, mais en permettant à chacun d’exprimer sa singularité. Ainsi, il guide subtilement, orchestrant les moments de silence qui incitent à la réflexion, et encourageant les échanges qui nourrissent la créativité.

Ce processus, bien que chaotique, est une leçon précieuse pour la République Démocratique du Congo. Tout comme les musiciens, les dirigeants et les citoyens doivent apprendre à s’écouter et à travailler ensemble pour surmonter leurs différences. La véritable force réside dans la capacité à transformer le désordre en une symphonie où chaque voix compte, où chaque note, même désaccordée au départ, contribue à l’édifice d’une nation plus unie et résiliente. La République, à l’image de cette scène musicale, doit embrasser son chaos tout en cherchant l’harmonie. Le chemin vers la paix et le progrès passe par une compréhension mutuelle et un respect des diversités, tout en gardant à l’esprit que chaque dissonance peut également devenir une opportunité de création et d’innovation. Ainsi, le désordre peut se révéler être la clé d’une harmonie nouvelle, plus riche et plus dynamique. « Ordo ab chao - l’ordre naît du chaos ».

Agissons, bâtissons!

Penser librement, exister pleinement — un appel à la conscience congolaise 

Sénateur Prof. Faustin Luanga

01Octobre | 8:00 h

Kinshasa / RDC

Mes chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs ami(e)s du Congo,

Chers jeunes du Congo et d’Afrique,

Celles ou ceux qui ont étudié ou côtoyé l’Université Libre de Bruxelles (ULB) peuvent se rappeler de la devise: « La pensée ne peut se soumettre ni à un dogme ni à une doctrine ni à un argument d’autorité. Parce que se soumettre, c’est cesser d’exister» dixit mon aîné Alexis Tambwe Mwamba, ancien Président du Sénat et ancien de l’ULB, une vraie lumière que je salue en pensant.

Cette phrase, simple en apparence, est une détonation dans le silence des consciences endormies. Elle nous rappelle que penser, c’est vivre. Et que renoncer à penser librement, c’est accepter de mourir intérieurement — lentement, mais sûrement.

En République Démocratique du Congo (RDC), cette maxime prend une résonance particulière. Car trop souvent, notre pensée a été corsetée par la peur, par la propagande, par les dogmes imposés d’en haut. Trop souvent, l’intellect congolais a été sommé de se taire, de répéter, de plier. Et pourtant, c’est dans la liberté de penser que réside la clé de notre renaissance.

© 2024 | www.sénateurfaustinluanga.com  | BY Lumensoftwarecie  |  Rosel Lumenga

Nous contacter

Téléphone

Tél : +41227396328

Adresse

154, rue de Lausanne‬ ‪CH-1211 Geneva Switzerland ‬​

bottom of page