F
L
M

Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) est la chambre haute du Parlement bicaméral, dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde. Il représente les provinces, vote les lois et contrôle l'action du gouvernement.
La RDC et ses défis qui nous interpellent:
La problématique de développement en RDC peut être comparée à la construction d'une maison. L'absence de vision globale équivaut à commencer la construction sans avoir de plan clair en tête. L'incohérence des objectifs sectoriels est comme si chaque ouvrier travaillait indépendamment, sans se coordonner avec les autres. La faiblesse de stratégies représente l'utilisation de matériaux de mauvaise qualité ou de techniques inefficaces. Les difficultés de mise en œuvre et d'évaluation peuvent être comparées aux retards et aux problèmes rencontrés pendant la construction. La mauvaise gouvernance et la corruption sont comme si certains ouvriers volaient des matériaux ou négligeaient leur travail, coulant les financements et endommageant la finalisation du chantier. Enfin, la sécurité des biens et des personnes peut être comparée à vivre dans une maison mal construite et peu sûre. Il y a vraiment du pain sur la planche. Gloire au travail pour bâtir la Nation. Agissons!
.
Découvrez les adresses
Les liens
Faustin LUANGA MUKELA
- Sénateur -
Rôle politique en RDC
Faustin Luanga a la particularité rare d'avoir collaboré avec quatre des cinq présidents de l'histoire moderne de la RDC :
-
Sous Mobutu Sese Seko : Jeune agent au sein des services de sécurité.
-
Sous Laurent-Désiré Kabila : Conseiller économique.
-
Sous Joseph Kabila : Conseiller principal et directeur de cabinet chargé de l'économie et du développement, avec rang de ministre d'État.
-
Sous Félix Tshisekedi : Ambassadeur itinérant. En 2021, il a également été le candidat officiel de la RDC pour le poste de Secrétaire exécutif de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe).

Articles - 2025 E
Honorables Collègues

J’ai l’honneur de vous transmettre, pour information et appropriation, le texte intégral de mon intervention officielle en plénière, prononcée ce lundi 13 avril 2026, à l’occasion de l’exposé du Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) sur le Recensement Général de la Population et de l’Habitat – RGPH2.
Cette intervention met en lumière :
• le retard historique de plus de quarante ans sans recensement national et ses conséquences sur la gouvernance, la planification et la représentativité démocratique ;
• les enjeux stratégiques du RGPH2 pour le développement, la justice territoriale et la souveraineté statistique ;
• le rôle central du Sénat, en tant que Chambre des Provinces, dans la supervision, l’équité territoriale et l’intégration des résultats du recensement dans les politiques publiques ;
• ainsi que les questions essentielles adressées au Représentant Résident de l’UNFPA pour éclairer davantage notre action parlementaire. Je vous invite à en prendre connaissance afin de renforcer notre compréhension commune de ce chantier national prioritaire et d’assurer une participation éclairée aux prochaines étapes de suivi et d’évaluation.
Veuillez agréer, Honorables Sénatrices et Sénateurs, l’expression de mes salutations distinguées.
Hon. Professeur Faustin LUANGA Président de la Commission permanente du Sénat chargée du Suivi et Évaluation de l’exécution des Lois, Résolutions, Recommandations et Politiques Publiques
RDC: L’harmonie du désordre

Sénateur Prof. Faustin Luanga
Imaginez un chef d'orchestre qui, au lieu de diriger la musique, choisit de rester en retrait, observant le chaos qui s'installe parmi ses musiciens. Alors que certains d'entre eux, perdus dans leur désespoir, commencent à jouer des notes dissonantes, s'accusant mutuellement de vouloir ruiner la symphonie, le chef reste silencieux. En n'intervenant pas, il les pousse à dévoiler leurs erreurs et à perdre le fil de l'harmonie. Cette façon de manœuvrer démontre son habileté à orchestrer le désordre tout en gardant la main sur la scène.
Cependant, au milieu de ce tumulte, une étincelle d'espoir apparaît. Certains musiciens, réalisant l'importance de la collaboration, commencent à écouter les uns les autres, cherchant à ajuster leur jeu. Ils découvrent peu à peu que dans ce désordre apparent se cache une richesse de créativité. Les notes discordantes se transforment en un dialogue musical, où chaque voix, même celles qui semblaient les plus éloignées, trouvent leur place dans une mélodie collective. Le chef d'orchestre, bien que discret, utilise cette dynamique pour révéler le potentiel caché de chaque musicien. Il sait que la véritable harmonie ne se construit pas simplement en imposant des règles strictes, mais en permettant à chacun d’exprimer sa singularité. Ainsi, il guide subtilement, orchestrant les moments de silence qui incitent à la réflexion, et encourageant les échanges qui nourrissent la créativité.
Ce processus, bien que chaotique, est une leçon précieuse pour la République Démocratique du Congo. Tout comme les musiciens, les dirigeants et les citoyens doivent apprendre à s’écouter et à travailler ensemble pour surmonter leurs différences. La véritable force réside dans la capacité à transformer le désordre en une symphonie où chaque voix compte, où chaque note, même désaccordée au départ, contribue à l’édifice d’une nation plus unie et résiliente. La République, à l’image de cette scène musicale, doit embrasser son chaos tout en cherchant l’harmonie. Le chemin vers la paix et le progrès passe par une compréhension mutuelle et un respect des diversités, tout en gardant à l’esprit que chaque dissonance peut également devenir une opportunité de création et d’innovation. Ainsi, le désordre peut se révéler être la clé d’une harmonie nouvelle, plus riche et plus dynamique. « Ordo ab chao - l’ordre naît du chaos ».
Agissons, bâtissons!
Penser librement, exister pleinement — un appel à la conscience congolaise
Sénateur Prof. Faustin Luanga
01Octobre | 8:00 h
Kinshasa / RDC

Mes chers compatriotes,
Mesdames et Messieurs ami(e)s du Congo,
Chers jeunes du Congo et d’Afrique,
Celles ou ceux qui ont étudié ou côtoyé l’Université Libre de Bruxelles (ULB) peuvent se rappeler de la devise: « La pensée ne peut se soumettre ni à un dogme ni à une doctrine ni à un argument d’autorité. Parce que se soumettre, c’est cesser d’exister» dixit mon aîné Alexis Tambwe Mwamba, ancien Président du Sénat et ancien de l’ULB, une vraie lumière que je salue en pensant.
Cette phrase, simple en apparence, est une détonation dans le silence des consciences endormies. Elle nous rappelle que penser, c’est vivre. Et que renoncer à penser librement, c’est accepter de mourir intérieurement — lentement, mais sûrement.
En République Démocratique du Congo (RDC), cette maxime prend une résonance particulière. Car trop souvent, notre pensée a été corsetée par la peur, par la propagande, par les dogmes imposés d’en haut. Trop souvent, l’intellect congolais a été sommé de se taire, de répéter, de plier. Et pourtant, c’est dans la liberté de penser que réside la clé de notre renaissance.


