
Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) est la chambre haute du Parlement bicaméral, dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde. Il représente les provinces, vote les lois et contrôle l'action du gouvernement.

La RDC et ses défis qui nous interpellent:
La problématique de développement en RDC peut être comparée à la construction d'une maison. L'absence de vision globale équivaut à commencer la construction sans avoir de plan clair en tête. L'incohérence des objectifs sectoriels est comme si chaque ouvrier travaillait indépendamment, sans se coordonner avec les autres. La faiblesse de stratégies représente l'utilisation de matériaux de mauvaise qualité ou de techniques inefficaces. Les difficultés de mise en œuvre et d'évaluation peuvent être comparées aux retards et aux problèmes rencontrés pendant la construction. La mauvaise gouvernance et la corruption sont comme si certains ouvriers volaient des matériaux ou négligeaient leur travail, coulant les financements et endommageant la finalisation du chantier. Enfin, la sécurité des biens et des personnes peut être comparée à vivre dans une maison mal construite et peu sûre. Il y a vraiment du pain sur la planche. Gloire au travail pour bâtir la Nation. Agissons!
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Faustin LUANGA MUKELA
- Sénateur -
Rôle politique en RDC
Faustin Luanga a la particularité rare d'avoir collaboré avec quatre des cinq présidents de l'histoire moderne de la RDC :
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Sous Mobutu Sese Seko : Jeune agent au sein des services de sécurité.
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Sous Laurent-Désiré Kabila : Conseiller économique.
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Sous Joseph Kabila : Conseiller principal et directeur de cabinet chargé de l'économie et du développement, avec rang de ministre d'État.
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Sous Félix Tshisekedi : Ambassadeur itinérant. En 2021, il a également été le candidat officiel de la RDC pour le poste de Secrétaire exécutif de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe).

Articles - décembre
RDC: Appel à l’Autonomisation des jeunes
pour la création d’emplois

Sénateur Prof. Faustin Luanga Mukela
31.12.2024
Les mots du président Félix Tshisekedi à Tshikapa, affirmant que « les jeunes doivent se débrouiller pour créer de l'emploi, l'État ne peut pas donner de l'emploi à tout le monde », résonnent comme un cri de ralliement à l'autonomie. Toutefois, pris en isolement cette déclaration soulève des interrogations sur la responsabilité de l'État envers sa jeunesse. Plutôt que de simplement encourager les jeunes à se débrouiller, il serait peut-être plus judicieux de parler et d'envisager des actions concrètes pour stimuler l'entrepreneuriat et l'innovation au sein du pays. La création d'emploi constitue un défi colossal, notamment dans une nation où le chômage est endémique et le taux de pauvreté très élevé touchant environ deux tiers de la population du pays. Les jeunes de Tshikapa et de toute la République Démocratique du Congo se trouvent confrontés à des obstacles considérables. Pourtant, ils possèdent un potentiel immense.

Une approche plus empathique, combinée à des mesures concrètes, pourrait non seulement galvaniser la jeunesse, mais aussi renforcer la confiance dans les institutions. En fournissant un soutien réel aux initiatives locales, comme la finalisation de programme de développement des territoires, l'État montrerait qu'il est à l'écoute des besoins de ses citoyens.
Un autre aspect à considérer est l'importance d'un environnement propice à l'innovation. La mise en place d'infrastructures adéquates, telles que des espaces de coworking ou des incubateurs d'entreprises, pourrait encourager les jeunes à développer leurs idées. Des partenariats avec le secteur privé pourraient également jouer un rôle clé dans cette dynamique. En s'associant à des entreprises, l'État pourrait faciliter l'accès à des ressources et à des réseaux, permettant ainsi aux jeunes de concrétiser leurs projets.
De plus, le discours du président, pris en isolement pourrait être perçu comme un manque de compréhension des réalités des Congolais. Les jeunes aspirent à être entendus et à voir leur gouvernement agir pour améliorer leurs conditions de vie.
En conclusion, bien que l'appel à l'autonomie soit légitime, il est essentiel que le gouvernement de la République Démocratique du Congo prenne également des mesures concrètes pour soutenir ses jeunes. La création d'un environnement favorable à l'entrepreneuriat, par le biais de formations, d'infrastructures et de partenariats, pourrait transformer cette exhortation en une véritable promesse de changement. La jeunesse mérite une chance d'épanouissement, et seule une action concertée pourra véritablement faire la différence. Salut chez vous et meilleurs vœux. Que 2025 soit mieux que 2024, tel est le progrès…
Noël et Nouvel An en République Démocratique du Congo : Un Temps de Naissance, Renaissance et Réflexion

Sénateur Prof. Faustin Luanga
Mardi, 24.12.2024
La période des fêtes de fin d'année en République Démocratique du Congo (#RDC) revêt une signification profonde, alliant traditions culturelles, réflexions spirituelles et espoirs de renouveau. Noël, célébration de la naissance, évoque non seulement l'arrivée du Christ pour des millions de chrétien(ne)s mais aussi celle de nouveaux commencements et de promesses de paix. Dans un pays souvent confronté à des défis socio-économiques et politiques, cette fête représente une occasion de rassemblement familial, de partage de repas copieux, et de réaffirmation des valeurs de solidarité et d'amour.
Le Nouvel An, de son côté, symbolise quelque chose de nouveau - une renaissance. C'est un moment propice pour évaluer l'année écoulée et formuler des souhaits pour l'avenir. Pour de nombreux Congolais, cette période est empreinte d'une profonde réflexion sur la situation du pays et les aspirations d'un peuple en quête de changements significatifs. Les célébrations, bien que festives, portent un regard tourné vers les défis à surmonter.
Dans un contexte où les mouvements sociaux et politiques prennent de l'ampleur, les festivités de cette fin d'année peuvent également être perçues comme une révolution silencieuse. D’un côté, les voix s'élèvent pour revendiquer justice, réformes et transparence; les jeunes, en particulier, se mobilisent à travers des initiatives locales et des mouvements de solidarité, cherchant à redéfinir leur avenir et celui de leur pays. De l’autre côté, les autorités n’ont elles pas appelé à réfléchir sur la réforme de la constitution du pays?

Ainsi, Noël et le Nouvel An en RDC ne sont pas seulement des moments de réjouissance, mais aussi des occasions de réflexion et d'engagement pour un avenir meilleur. Alors que les familles se rassemblent autour de la table, une question demeure : comment transformer cet élan de solidarité en actions concrètes pour bâtir une société plus juste et prospère ? Les festivités ne doivent pas occulter les luttes quotidiennes, mais plutôt les nourrir, en intégrant l'esprit de fête à une dynamique de changement.
En cette période festive, n’oublions pas ceux qui sont dans le besoin. Que ce soit par un geste, un mot réconfortant ou une aide concrète, chaque acte de bonté compte et participe à éclairer le chemin de ceux qui traversent des moments difficiles. Ainsi, nous nous rappelons que notre véritable richesse réside dans notre capacité à partager et à aimer. Alors que nous nous dirigeons vers le Nouvel An, prenons le temps de réfléchir aux leçons apprises au cours des douze derniers mois. Chaque épreuve, chaque joie, chaque rencontre a façonné notre parcours et nous a permis de grandir. Soyons reconnaissants pour ces expériences, car elles enrichissent notre existence et nous préparent à accueillir les défis futurs avec courage et détermination.
Prions pour que cette nouvelle année apporte opportunités, paix et prospérité à chacun d’entre nous. Que notre foi nous guide et que nos actions reflètent les valeurs que nous chérissons. Que la guerre prenne fin et que la paix et la stabilité reviennent à l'Est de la RDC. Ensemble, faisons de 2025 une année marquée par l'amour, la solidarité, la paix et l'espoir, dans nos cœurs, dans nos vies, dans nos familles, dans notre pays, la RDC, et dans le monde entier. En somme, Noël et le Nouvel An en RDC incarnent la dualité d'une nation en quête de paix et de prospérité, oscillant entre la célébration des traditions et l'aspiration à un renouveau radical. Les perspectives qui se dessinent en cette période de l'année sont multiples, et c'est dans cette complexité que réside la richesse de l'expérience congolaise.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient avec vous et votre famille. Je vous souhaite un joyeux Noël et une merveilleuse célébration du Nouvel An.

RDC : Savoir marquer son temps - Une plaidoirie du cœur pour un Congo meilleur.
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Introduction
Au sein du vaste océan du temps et de l'espace, chaque individu nourrit le désir ardent de laisser une empreinte indélébile, de marquer son époque d'une manière qui lui est propre. Mais qu'est-ce que cela signifie réellement ? Savoir marquer son temps ne se limite pas à réaliser des œuvres monumentales ou à accéder aux cimes de la renommée. Non, c'est un équilibre délicat, une danse subtile entre le souvenir du passé, l'attention au présent et l'anticipation de l'avenir. La citation inspirante qui résonne en nous, "Notre plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois que nous tombons", nous rappelle que c'est dans notre capacité à surmonter les épreuves que réside notre véritable légitimité. Dans cette réflexion, j’explore comment mémoire, attention et anticipation s'entrelacent pour nous permettre de marquer notre temps.
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Le présent du passé, c’est la mémoire
Le passé, avec son cortège de souvenirs et de leçons, constitue le socle sur lequel nous construisons notre présent. La mémoire, telle une boussole, joue un rôle crucial dans notre appréhension de la RDC et du monde. Elle nous invite à tirer parti des expériences vécues, à apprendre de nos erreurs, mais aussi à célébrer nos succès. Ainsi, se souvenir de nos racines, des événements marquants de notre histoire personnelle ou collective, c'est se doter des clés pour agir avec sagesse aujourd'hui. Comme l'affirme le philosophe Henri Bergson dans Matière et Mémoire, "Le passé n'est pas un souvenir, mais une force qui agit en nous." Cette force nous pousse à réfléchir sur nos choix, à les orienter vers un avenir meilleur. En République Démocratique du Congo (RDC), ce cheminement vers la mémoire prend une dimension d'autant plus impérative, car notre histoire est pavée de luttes et de défis. En honorant nos ancêtres et en prenant conscience de notre héritage, nous nous engageons véritablement sur la voie du progrès.

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Le présent du présent, c’est l’attention actuelle
L'attention au présent est tout aussi incontournable. Dans un monde en perpétuel mouvement, être vigilant face à notre environnement, aux personnes qui nous entourent, et aux enjeux contemporains est une condition sine qua non pour laisser une empreinte sur notre époque. Cette attention nous permet d'être réactifs, de cultiver des relations authentiques, de participer activement à des débats et de nous engager dans des actions ayant un impact tangible. C'est dans cette dynamique d'implication que l'individu peut faire entendre sa voix. Vivre pleinement chaque instant, être conscient et présent, devient une manière puissante de sceller son passage. En #RDC, cette conscience, tant individuelle que collective, est primordiale, car elle nous pousse à nous unir autour des valeurs de solidarité et de justice, à travers des initiatives qui promeuvent le bien-être de notre société.

Le présent de l’avenir, c’est son attenteL'anticipation de l'avenir nous incite à envisager la #RDC, mais aussi le monde, tel qu'il pourrait devenir. Cette projection vers l'avant est essentielle pour innover et créer. Les visionnaires qui ont marqué leur temps ont su imaginer des possibles qui dépassaient leur réalité immédiate. Ils ont osé rêver, et surtout, agir en conséquence. Mais l'attente ne doit pas être passive ; elle doit s'accompagner d'une volonté de changement. En embrassant l'incertitude et en nous préparant aux défis à venir, nous pouvons transformer nos aspirations en actions concrètes. Dans le contexte congolais, cette anticipation est cruciale, car elle nous appelle à construire des institutions solides, à encourager l'éducation, et à promouvoir l'émergence et le développement du pays. En cultivant une vision d'avenir centrée sur l'homme, nous pouvons inspirer les générations futures à préserver l'unité nationale et l'intégrité du territoire, à poursuivre cet héritage de luttes, d'innovation et de progrès.
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Conclusion
Marquer son temps est un art subtil, fondé sur un équilibre entre mémoire, attention et anticipation. En honorant notre passé, en demeurant attentifs à notre présent et en aspirant à un avenir meilleur, nous forgeons notre identité et notre impact sur la RDC et sur le monde. Comme le rappelle la sagesse populaire, notre véritable gloire ne réside pas dans l'absence de chutes, mais dans notre capacité à nous relever à chaque fois que nous tombons. C'est en surmontant les obstacles et en poursuivant notre chemin que nous laissons une empreinte durable dans l'histoire. En embrassant notre époque, nous avons le pouvoir de transformer nos vies et celles des générations futures. L’hymne national “Debout Congolais” nous exhorte à ne pas rester figés, mais à avancer avec détermination et audace vers l'avenir, à bâtir un pays plus beau qu’auparavant. Transformons la RDC.
Agissons. Marquons notre temps.
Sénateur Prof. Faustin Luanga.
Commentaires
La Province du MANIEMA sera valablement représentée au SENAT grâce notamment à l’élection du Prof. Dr. Faustin LUANGA.
Je salue la lucidité et la maturité de tous les députés provinciaux qui l’ont voté, privilégiant ainsi la compétence, l’éthique et l’intérêt général. Il est temps de reconnecter cette Province à la dynamique nationale que de la laisser sombrer entre les mains des individus qui ne visent que leur gloire individuelle.
C’est par la compétence que cette Province de Kitima Bin Ramazani, Thambwe Mwamba Alexis, Ngongo Luwowo Aubin, Selemani Mwana Yile, Mwana Nteba, Tchomba Fariala, Z’ahidi Ngoma Arthur, Matata Ponyo Mapon etc., sera respectée.
Aujourd’hui, le Prof. Dr. Faustin LUANGA incarne cette posture pour être le véritable Porte-parole du MANIEMA au niveau national.
Lote la heri Mzée wangu.
Prof. Dr. Ahmed Useni
RDC: Les mesures économiques du gouvernement - Les arrêtés de M. Paluku, Ministre du commerce qui ont irrité la Zambie et certains opérateurs économiques
RDC/SENAT: APRÈS AVOIR INVESTI SÉNATEUR Mangala Idrissa PAR L'UDPS ET ALLIÉS COMME CANDIDAT PRÉSIDENT DU SÉNAT, LE SÉNATEUR PROF DR FAUSTIN LUANGA S'ABSTIENT À PRÉSENTER SA CANDIDATURE AU POSTE DE QUESTEUR POUR L'INTÉRÊT DU MANIEMA
Le sénateur Prof. Dr. Faustin Mukela Luanga a récemment annoncé son désistement au poste de questeur du Sénat, marquant ainsi un moment significatif dans les affaires politiques du Maniema.Cette décision a été prise en faveur du candidat président, le sénateur Idrissa Afani Mangala, tous deux fiers fils de notre belle province du Maniema.Ce geste témoigne de l'esprit de collaboration et d'unité qui prévaut parmi les leaders de notre région. Le sénateur Luanga Mukela a exprimé sa confiance en la capacité De Idrisa Mangala à mener à bien cette responsabilité et à représenter dignement les intérêts de notre communauté au sein du Sénat.Ensemble, ils s'engagent à travailler pour le développement et le bien-être du Maniema, en mettant en avant les enjeux qui touchent directement notre population.
Sénateur Prof. Dr Faustin Luanga
RDC : La création du département de l'intelligence économique et financière à l'Agence Nationale des Renseignements (ANR)
1.- IntroductionDans un monde de plus en plus interconnecté et complexe, la sécurité nationale ne se limite plus aux menaces militaires. Les enjeux économiques et financiers occupent une place centrale dans la stratégie de défense d'un pays. La République Démocratique du Congo (RDC), riche en ressources naturelles mais confrontée à de nombreux défis économiques, a récemment pris une mesure significative en créant un département dédié à l'intelligence économique et financière au sein de l'ANR. Cette initiative vise non seulement à renforcer la sécurité intérieure mais aussi à promouvoir un développement économique durable. Dans cette note j’analyse les motivations potentielles derrière cette création, ses implications pour la RDC et les défis à relever pour garantir son efficacité.
2.- Les motivations théoriques de la création du département
L'une des principales motivations de ce nouveau département réside dans la nécessité d'anticiper et de prévenir les menaces économiques qui pèsent sur la RDC. Le pays, malgré ses richesses, est souvent la cible de fraudes, de détournements de fonds et de pratiques commerciales illégales qui nuisent à son développement. En intégrant l'intelligence économique au sein de l'ANR, le gouvernement congolais cherche à établir une surveillance efficace des flux financiers et à détecter les activités suspectes. De plus, cette initiative s'inscrit dans un contexte international où la concurrence pour les ressources est de plus en plus féroce. En renforçant ses capacités d'analyse et de renseignement, la RDC espère se positionner de manière plus favorable sur la scène mondiale.

Nous avons été témoins de la controverse engendrée par la décision du ministre du Commerce d'interdire, par le biais d'arrêtés, l'importation de certains produits, notamment le ciment gris, les clinkers, ainsi que les bières et les boissons gazeuses, pour une durée d'un an, aux motifs de protéger les producteurs congolais. Récemment, en réponse à cette mesure, la Zambie a décidé de fermer trois de ses postes frontaliers avec la République Démocratique du Congo.
Cette approche est-elle économiquement viable ? À mon sens, cette stratégie du gouvernement semble avoir été précipitée et mal orientée. Dans un contexte de mondialisation et de globalisation des marchés, sous le régime du commerce multilatéral, les Règles d’Origine (pour les fins douanières), ainsi que les mesures de protection contingente et les mesures de défense commerciale (telles que les mesures anti-dumping, les mesures compensatoires et les mesures de sauvegarde) sont encadrées par des règles/accords spécifiques de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), dont la RDC est membre. L'application hâtive de certaines dispositions des arrêtés du ministre du Commerce de la RDC pourrait violer plusieurs règles de l'OMC et compromettre les engagements du pays dans le cadre de divers accords commerciaux régionaux (SADC, EAC, CEAC, COMESA, ZLECAf, etc.), ainsi que des accords bilatéraux ratifiés par la RDC. Il est à craindre que le gouvernement ne soit contraint de faire marche arrière, comme cela a récemment été le cas avec la Zambie, sinon d'autres pays pourraient porter la RDC devant le tribunal de règlement des différends de l'OMC ou adopter des mesures de rétorsion.

3.- Les implications pour la RDC
La création de ce département pourrait avoir des répercussions significatives sur plusieurs fronts. Sur le plan économique, une meilleure gestion des ressources et une lutte efficace contre la corruption pourraient favoriser un climat d'investissement plus sain.
En outre, un département d'intelligence économique bien structuré pourrait également contribuer à la formulation de politiques économiques plus adaptées aux réalités du marché, favorisant ainsi le développement du pays.
Sur le plan sécuritaire, cette initiative pourrait renforcer la capacité de l'ANR à détecter et à neutraliser les menaces internes et externes. En intégrant des analyses financières et économiques dans son arsenal, l'agence pourrait mieux anticiper les crises et élaborer des stratégies de réponse appropriées. Cela pourrait également permettre une coopération accrue avec d'autres agences internationales de renseignement, créant ainsi un réseau d'échange d'informations bénéfique pour la sécurité régionale.
4.- Les défis à relever
La mise en place de ce département ne sera pas sans défis. D'une part, il est crucial de garantir l'indépendance et l'intégrité de ce nouveau service afin d'éviter les dérives politiques. L'intelligence économique doit être utilisée comme un outil de développement et non comme un instrument de répression.
D'autre part, le manque de formation et de ressources humaines qualifiées peut freiner l'efficacité de cette initiative. La RDC devra investir dans la formation de ses agents et dans l'acquisition de technologies adaptées pour être à la hauteur des enjeux contemporains.
5.- Conclusion
La création du département de l'intelligence économique et financière à l'ANR représente une étape importante pour la RDC, qui cherche à améliorer sa sécurité économique et à promouvoir son développement. Si cette initiative est porteuse d'espoir, elle doit également être accompagnée de mesures concrètes pour garantir son efficacité et son intégrité. En relevant ces défis, la RDC pourrait non seulement sécuriser ses ressources, mais également renforcer sa position sur la scène internationale, ouvrant la voie à un avenir plus prospère pour ses citoyens. Gloire au travail.
Sénateur Prof Faustin Luanga.
Commentaire sur l'article
Les décisions qui engagent la vie et les intérêts d'un Etat ne doivent être prises ni à la hâte ni à la sauvette; il faut tjrs prendre soin de consulter les experts. Le Sénateur Faustin Luanga est l'un des experts de notre pays en la matière et il est disposé d'apporter sa contribution étant donné sa riche expérience à l'OMC, pourquoi ne pas le consulter?
Ces enquêtes suivent une procédure mieux documentée et encadrée par les trois accords susvisés de l’OMC. La RDC devrait se doter des outils et institutions juridiques et économiques appropriés pour effectuer au préalable ces genres d’enquêtes et être en mesure de déclencher avec sérénité et objectivité les mesures de défenses commerciales. Gloire au travail.
Sénateur Faustin Luanga.



