
Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) est la chambre haute du Parlement bicaméral, dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde. Il représente les provinces, vote les lois et contrôle l'action du gouvernement.

La RDC et ses défis qui nous interpellent:
La problématique de développement en RDC peut être comparée à la construction d'une maison. L'absence de vision globale équivaut à commencer la construction sans avoir de plan clair en tête. L'incohérence des objectifs sectoriels est comme si chaque ouvrier travaillait indépendamment, sans se coordonner avec les autres. La faiblesse de stratégies représente l'utilisation de matériaux de mauvaise qualité ou de techniques inefficaces. Les difficultés de mise en œuvre et d'évaluation peuvent être comparées aux retards et aux problèmes rencontrés pendant la construction. La mauvaise gouvernance et la corruption sont comme si certains ouvriers volaient des matériaux ou négligeaient leur travail, coulant les financements et endommageant la finalisation du chantier. Enfin, la sécurité des biens et des personnes peut être comparée à vivre dans une maison mal construite et peu sûre. Il y a vraiment du pain sur la planche. Gloire au travail pour bâtir la Nation. Agissons!
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Faustin LUANGA MUKELA
- Sénateur -
Rôle politique en RDC
Faustin Luanga a la particularité rare d'avoir collaboré avec quatre des cinq présidents de l'histoire moderne de la RDC :
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Sous Mobutu Sese Seko : Jeune agent au sein des services de sécurité.
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Sous Laurent-Désiré Kabila : Conseiller économique.
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Sous Joseph Kabila : Conseiller principal et directeur de cabinet chargé de l'économie et du développement, avec rang de ministre d'État.
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Sous Félix Tshisekedi : Ambassadeur itinérant. En 2021, il a également été le candidat officiel de la RDC pour le poste de Secrétaire exécutif de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe).

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Suivons l'interview : Sénateur Prof. Faustin Luanga Mukela
EBOLA: COMMUNIQUÉ OFFICIEL
Du Sénateur Prof Faustin Luanga
Président de la Commission de Suivi et d’Évaluation des Lois, Résolutions, Recommandations et Politiques Publiques, - Sénat,
République Démocratique du Congo
Chers compatriotes,
Chers partenaires et amis de la République Démocratique du Congo
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Les informations récentes concernant une nouvelle flambée d’Ebola dans la Province de l’Ituri ont suscité des inquiétudes légitimes au sein de notre population et parmi nos partenaires internationaux. En ma qualité de Président de la Commission sénatoriale chargée du suivi et de l’évaluation des politiques publiques, je souhaite apporter une clarification fondée sur les faits.
Tout d’abord, reconnaissons la gravité de toute épidémie d’Ebola. Chaque vie perdue est une perte douloureuse, et le Gouvernement de la République demeure pleinement mobilisé pour protéger nos concitoyens. Toutefois, il est essentiel de garder une lecture équilibrée de la situation et d’éviter toute amplification inutile.
À ce stade, la flambée reste géographiquement contenue en Ituri, près de la frontière avec l’Ouganda, à plus de 2 000 kilomètres de Kinshasa. Le nombre de cas confirmés demeure limité, et environ 80 décès sont actuellement classés comme suspects, et non confirmés. Ces chiffres sont très éloignés des scénarios alarmistes relayés dans certaines communications internationales.

Il s’agit de la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée dans notre pays depuis la découverte du virus en 1976. Au fil des décennies, la République Démocratique du Congo a acquis une expertise reconnue dans la surveillance, la riposte rapide, l’engagement communautaire et la prise en charge clinique. Nos équipes de santé, souvent en première ligne dans des conditions difficiles, ont démontré à maintes reprises leur professionnalisme et leur efficacité.
L’Organisation mondiale de la santé a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale. Cette classification vise avant tout à mobiliser l’appui mondial et les ressources nécessaires. Elle ne signifie pas que la situation est hors de contrôle. Bien au contraire : les mécanismes nationaux de riposte ont été activés immédiatement, et la coordination entre les autorités nationales, les équipes provinciales et les partenaires fonctionne comme prévu.
À l’instar du Chef de l’Etat, j’appelle notre population à garder son calme, à suivre les recommandations des autorités sanitaires et à éviter la diffusion d’informations non vérifiées. J’invite également nos partenaires internationaux à poursuivre leur soutien dans un esprit de solidarité, tout en veillant à ce que la communication reste proportionnée aux faits observés sur le terrain.
La République Démocratique du Congo a déjà fait face à Ebola. Elle l’a maîtrisé à plusieurs reprises. Elle le maîtrisera encore.
Que Dieu bénisse notre pays et protège notre peuple.
Sénateur Professeur Faustin Luanga
Président de la Commission de Suivi et d’Évaluation des Lois, Résolutions, Recommandations et Politiques Publiques, - Sénat,
République Démocratique du Congo
Les commentaires sur le sujet ci-dessus
• le rôle central du Sénat, en tant que Chambre des Provinces, dans la supervision, l’équité territoriale et l’intégration des résultats du recensement dans les politiques publiques ;
• ainsi que les questions essentielles adressées au Représentant Résident de l’UNFPA pour éclairer davantage notre action parlementaire. Je vous invite à en prendre connaissance afin de renforcer notre compréhension commune de ce chantier national prioritaire et d’assurer une participation éclairée aux prochaines étapes de suivi et d’évaluation.
Veuillez agréer, Honorables Sénatrices et Sénateurs, l’expression de mes salutations distinguées.
Hon. Professeur Faustin LUANGA Président de la Commission permanente du Sénat chargée du Suivi et Évaluation de l’exécution des Lois, Résolutions, Recommandations et Politiques Publiques
Penser librement dans un pays meurtri
La RDC, notre pays, traverse des épreuves immenses : guerre à l’Est, conflits persistants, corruption enracinée, condamnation de l’ancien Président de la République, démission du Président de l’Assemblée Générale, institutions fragilisées, jeunesse désorientée… Mais ce n’est pas seulement notre territoire qui est blessé — c’est aussi notre capacité à penser par nous-mêmes, à interroger le réel, à refuser l’évidence imposée.
Quand la pensée se soumet à la peur, elle devient complice de l’injustice. Quand elle se soumet à l’autorité sans discernement, elle devient le relais de l’oppression. Et quand elle se soumet à la doctrine sans débat, elle devient le tombeau de la vérité.
Une exigence pour la jeunesse congolaise
Je m’adresse ici à la jeunesse du Congo, et par ricochet à celle d’Afrique, à cette génération qui n’a pas connu la paix durable, mais qui porte en elle les germes de la transformation. Refusez la soumission intellectuelle. Refusez les slogans creux, les dogmes stériles, les vérités toutes faites. Osez penser par vous-mêmes. Osez interroger, critiquer, proposer.
Car penser librement, ce n’est pas désobéir pour désobéir. C’est chercher la justice, c’est construire le sens, c’est refuser l’illusion. C’est être capable de dire non à l’inacceptable, et oui à l’inattendu.
Une posture de réforme et de dignité
Dans nos institutions, dans nos universités, dans nos partis politiques, dans nos églises, dans nos différents mouvements associatifs, nous avons besoin d’une pensée qui ne se contente pas de réciter, mais qui ose créer. Une pensée qui ne se soumet pas à l’autorité, mais qui l’interroge. Une pensée qui ne fuit pas le conflit, mais qui le transforme en dialogue.
C’est ainsi que nous pourrons bâtir une République véritable — non pas celle des apparences, mais celle de la substance. Une République où le mérite supplante le clientélisme, où la vérité l’emporte sur la peur, où la jeunesse devient actrice et non spectatrice.
Penser, c’est résister. Penser, c’est construire.
Mes chers compatriotes et ami(e)s de la RDC. Dans ce Congo blessé mais debout, penser librement est un acte de résistance. Mais c’est aussi un acte de foi. Foi en notre capacité à nous relever. Foi en notre dignité. Foi en notre avenir.
Ne vous soumettez pas. Ni aux dogmes, ni aux doctrines, ni à ceux ou celles qui veulent vous faire taire. Car se soumettre, c’est cesser d’exister. Et notre peuple, malgré les blessures, existe encore. Il pense encore. Il espère encore.
Alors pensons. Pensons librement. Pensons courageusement. Pensons ensemble. Changeons le paradigme.
Et que cette pensée soit le levier de notre réforme, le socle de notre unité, et le souffle de notre résurrection. La RDC vaincra.
Salut chez vous.
Mwalimu, Faustin Luanga
Sénateur de la République.


